Les enfants sont ACTEURS et CHERCHEURS. Ils ne sont pas considérés comme des spectateurs passifs et assistés.

Construire le savoir.

L’enfant construit son savoir. L’enfant n’est pas un réceptacle. Le savoir ne se transmet pas ; il se bâtit ! L’élève est placé en situation où il doit se mettre en recherche en recourant à ce qu’il sait déjà, à ce qu’il sait faire, mais aussi aux savoirs des autres. Il avance pas à pas, en tâtonnant, sous les conseils et remédiations de l’enseignant. Les autres enfants lui apportent d’autres pistes de réflexion, de recherche. En les analysant, les expérimentant et en les évaluant, l’enfant va se construire une méthode de travail, mais aussi acquérir des matières et des compétences.

L’erreur est permise et devient un « moteur » qui l’aide à s’interroger et à réorienter sa recherche pour mieux progresser. L’élève est invité à fournir un maximum d’efforts.

« C’est en se plantant que l’on s’enracine ! »

L’enseignant a pour tâche de proposer des « situations-problèmes » riches et complexes qui éveillent la curiosité de l’enfant. Il veille aussi à organiser l’aspect interactif de ces apprentissages.

L’enfant pourra transférer ses compétences dans d’autres domaines.

Donner du sens par l’action.

L’enseignant propose des activités motivantes, en liaison directe avec les besoins, la culture et le développement des enfants. Les activités auront un caractère fonctionnel et donneront aux enfants l’occasion de s’investir et de présenter des travaux personnels et corrects.

L’enfant construira ses savoirs par gout, envie et plaisir. Il pourra verbaliser ses comportements et ses démarches afin de renforcer ses acquisitions. Il saura transférer ses connaissances. Dès lors, les méthodes actives prennent toute leur importance.

La réalisation de projets s’inscrit dans cette étape pédagogique.

Pratiquer l’évaluation formative.

Nous considérons « l’autre » comme une source engendrant l’émulation et pas la compétition. L’enseignant s’intéresse surtout à ce qui se passe quand l’enfant construit ses compétences et ses connaissances et non plus seulement à l’obtention d’un résultat. En observant l’enfant, le maitre se rend compte des procédures utilisées. L’enseignant peut alors lui proposer de nouvelles activités ; il régule les apprentissages des élèves. Les « points » ne sont donc pas significatifs.

Cette évaluation rend l’enfant acteur et responsable de son développement.

Différencier les apprentissages.

Tous les enfants, même d’âge identique, sont différents quant à leur maturité, leur développement … Dès lors, il est nécessaire d’appliquer des méthodes différenciées. Plusieurs actions s’avèrent indispensables :

  • Varier les situations d’apprentissage : collectives, individuelles et interactives. L’enseignant privilégie la dernière situation.
  • Accepter les rythmes différents d’acquisition des compétences en fonction du développement de chacun, tout en restant vigilant quant aux exigences. Par exemple, la méthode de lecture « mitigée et diverse » illustre parfaitement cet aspect.
  • Proposer des méthodes avec des modes d’approche différents : approche écrite, dessinée, orale, manipulée, jouée, observée … Il est important d’éveiller tous les sens des enfants.
  • Ne plus privilégier une production finale dans un laps de temps imparti pour tous, tout en respectant les exigences légitimes.
  • Proposer des matériaux et des outils différents.
  • Respecter les rythmes de chacun, ses limites de vigilance… sans oublier les consignes et les échéances.
  • Présenter des stratégies basées sur les motivations, les curiosités de chacun : les défis, les projets de classe, les situations problématiques riches, complexes et diversifiées.
  • Aborder une même matière sous des angles différents : dans le temps, dans l’espace.
  • Tisser des relations entre les éléments, vérifier leurs implications, leurs conséquences réciproques, les situer dans le temps et dans l’espace.
  • Permettre à chacun de trouver  un équilibre harmonieux entre toutes ses dimensions : motrices, sociales, affectives, esthétiques, intellectuelles, spirituelles et religieuses.
  • Susciter la pensée divergente : plusieurs procédés pour résoudre un problème.
  • Élaborer des sollicitations invitant chacun à progresser le plus loin possible, en tenant compte de ses acquis antérieurs.
  • Décloisonner les matières et parfois l’horaire.
  • Permettre à l’enfant de gérer son temps en proposant divers travaux.
  • Permettre à l’enfant de construire sa propre méthode de travail en obtenant un résultat optimal.
  • Favoriser la solidarité et la coopération entre les enfants : aide d’un ainé, apport d’un élève plus performant dans telle ou telle discipline.
  • Proposer de nouvelles pistes de recherche plutôt que l’explication solennelle.

Assurer la continuité et la cohérence en pratiquant un métier collectif.

  • Superviser les enfants dans le cursus scolaire en leur donnant du temps pour apprendre.
  • Faire suivre les dossiers, les cahiers… des enfants durant toute leur scolarité.
  • Se concerter afin d’avoir une vue plurielle des enfants.
  • Proposer des méthodes d’apprentissage basées sur la construction des savoirs.
  • Formuler positivement les remarques pédagogiques dans un esprit de cohérence.
  • Se sentir « coresponsable » de chaque enfant.
  • Proposer des remédiations aux enfants en difficulté pour qu’ils atteignent les exigences légales.
  • Gérer à plusieurs un groupe d’enfants en pratiquant le « co-enseignement ».
  • Structurer l’apprentissage. Cette structuration des matières et des procédés complète les activités de découverte et permet de se rendre compte de ce que l’enfant a appris et comment il s’y est pris.